Cas cliniques

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Informations patients : La hanche

Le remplacement d'une articulation par une prothèse, est une intervention fonctionnelle.

Son objectif est d'améliorer les douleurs et la mobilité de votre articulation, elle peut également avoir un effet bénéfique sur les articulations voisines.

La décision de vous faire opérer vous appartient, elle dépend de votre handicap.

Prothèse totale de hanche par voie antérieure

Cette voie d'abord de la hanche est la plus ancienne, les premières prothèses totales de hanche ont été posées en 1947 par cette voie décrite par R JUDET. Il s'agit d'une chirurgie mini invasive avec préservation musculaire. Nous utilisons cette technique en première intention, car elle peu douloureuse avec un risque de luxation très faible.

Prothèse de hanche par voie postéro latérale

Nous utilisons cette voie d'abord en cas de chirurgie(s) précédent(s) de la hanche, lorsque cette voie a déjà été utilisée. 

Elle est également réserver aux cas de chirurgie de révision les plus compliqués.

L'arthroscopie de hanche

Il s’agit d’une technique chirurgicale mini-invasive permettant d’explorer la hanche avec une caméra, et de réaliser des gestes chirurgicaux mini invasifs avec des instruments introduits à travers la peau. En général nous réalisons 2 à 3 incisions de 5 à 15 mm. En fonction de la pathologie ou des pathologies à traiter, nous pouvons augmenter le nombre de voies d’abord (incisions), pour réaliser l’ensemble des gestes chirurgicaux dans le même temps opératoire. Cette technique a été décrite en 1931 par Michael Burman, qui a décrit les voies d’abord de la hanche (incisions permettant l’accès à la hanche) par arthroscopie, et l’instrumentation spécifique à la réalisation.

Le conflit femoro acetabulaire

Il s’agit d’un conflit situé plutôt en avant de l’articulation de la hanche, entre la jonction de la tête et du col fémoral avec le cotyle, c’est-à-dire un contact anormal dans cette zone. C’est un conflit osseux. Ce conflit survient lorsqu’une une anomalie morphologique, fémorale et/ou cotyloidienne, est associée à un mouvement répétitif, provoquant des lésions douloureuses du bourrelet (ou labrum, sorte de joint d’étanchéité de la hanche), et du cartilage cotyloidien. Chez les hommes on observe plus souvent un conflit par « effet came », par déformation de la jonction tête-col du fémur, entrainant des lésions labrales et cartilagineuses.

Tendinopathies des muscles fessiers

Les tendinopathies des muscles fessiers intéressent principalement le tendon du moyen fessier voire celui du petit fessier. On parle souvent de rhumatisme abarticulaire. Ces tendons s’insèrent sur le grand trochanter, qui est le relief palpable situé la face latérale haute de la cuisse à l’extérieur de la hanche. La bourse péri trochantérienne permet le glissement des tendons fessiers par rapport au tissu fibreux en regard du trochanter appelée bandelette du fascia lata. En cas de lésion du tendon du moyen fessier, il y a une réaction inflammatoire entrainant un épaississement de la bourse de glissement appelé bursite, provoquant les douleurs. Ces douleurs peuvent se situer dans la fesse, sur le coté au niveau du trochanter, et éventuellement à la racine de la cuisse en avant. La position debout prolongée, assise prolongée, la position sur le côté pour dormir, le lever d’un siège, la monté des escaliers, et certains changements de direction vont déclencher les douleurs qui peuvent être bilatérales.