Les différents procédés en chirurgie du pied aujourd’hui

Il en existe 3 qui ne sont pas nouveaux malgré les informations diverses que l’on peut trouver sur les media aujourd’hui.

1 - La chirurgie ouverte dite "Conventionnelle"

C’est la plus ancienne, il s’agit d’une chirurgie « à ciel ouvert » par de grandes incisions. Aujourd’hui elle ne se pratique plus que rarement au niveau de l’avant pied ( par exemple dans certaines reconstructions complexes d’os et de ligaments).

En effet tout peut se faire sous le contrôle de la vue. Elle ne devrait plus être recommandée dans la chirurgie des déformations communes comme l’hallux valgus ou les déformations des orteils avec métatarsalgies.

2 - La chirurgie " Mini-open "ou "mini-invasive"

Il s’agit là aussi d’une chirurgie « à ciel ouvert », sous contrôle de la vue, mais en réalisant des incisions beaucoup plus petites et si besoin multiples. Elle est beaucoup mieux tolérée , et donne moins de phénomènes douloureux, moins de fibrose cicatricielle (risque de raideurs) et moins d’oedèmes. Elle est pratiquée dans notre routine quotidienne depuis de nombreuses années. Les mini-incisions deviennent pratiquement invisibles après quelques mois , s’il n’y a pas de troubles cicatriciels.

3 - La chirurgie " Percutanée"

Elle est née dans les années 1980 au sein des podiatres américains, et a été développée en Espagne , en Italie et en France depuis une douzaine d’année . C’est une très bonne méthode aussi, qui demande un contrôle fluoroscopique pour le contrôle des gestes opératoires. Elle a ses limites , notamment s’il faut réaliser des raccourcissements osseux importants ou des transferts tendineux pour redonner des fonctions perdues. Elle est très utiles dans la chirurgie des reprises en cas de résultats insuffisant d’une chirurgie première (ouverte ou per-cutanée) , chez les patients diabétiques, artéritiques, très âgés et certaines pathologies dégénératives (métatarsalgies, déformations d’orteils…) Elle est rentrée dans notre routine quotidienne depuis plusieurs années et la méthode mini-invasive décrite ci-dessus a bénéficié de ses apports.

Par exemple les osteotomies de phalange ne sont pratiquement plus ostéosynthésées par des moyens métalliques (broches, vis, agrafes).

Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Il y a pour le moments peu d’études comparatives entre ces méthodes , mais néanmoins à 6 mois post opératoire, les résultats sont comparables et les suites semblent un peu plus longues et inconfortables avec le per-cutané. On peut quasiment tout faire par mini-invasif sous contrôle de la vue. « Là ou le per-cutané trouve ses limites, le mini-invasif permet de continuer. » Donc aujourd’hui la chirurgie du pied doit faire appel à ces différentes méthodes en fonctions des cas particuliers après évaluation soigneuse.

Exemple femme de 45 ans coquette et active très handicapée

par ses avant-pieds en voie de déstructuration

Résultat à un an du traitement chirurgical.

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